Ma seule ambition en créant ce blog ... vous faire partager ma passion, pour quelques instants.
Famille :Caprifoliaceae
J'ai récupéré ce plant de sureau, au sommet de la cheminée en pierres de la maison de mes parents, après avoir escaladé la grande échelle.
A l'origine ce plant a dû germer d'une graine apportée à cet endroit par un oiseau.
Sa forme naturelle en SHOKAN devrait lui donner un caractère particulier.
C'est en tous les cas un sujet à fort potentiel.
Quelques années de travail, et on pourra voir le résultat, car c'est une essence à croissance relativement rapide.
Création Provenance Mise en Bonsaï
Environ 2000 Sommet de cheminée 2005 2007
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Aimé pour ses fruits et ses nombreuses vertus thérapeutiques, dédaigné pour l'odeur nauséabonde qu'exhalent ses feuilles lorsqu'on les écrase, le sureau noir a une place à part dans le cœur des hommes. Ce petit arbre a également un rôle important pour la faune à qui il offre de nombreux avantages...
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Fiche d'identité
• Famille : Caprifoliacées
• Origine : Europe.
• Habitat : forêts de feuillus, mais aussi décombres où les oiseaux déposent les graines de sureau.
• Taille : petit arbre de 2 à 7 m.
• Feuilles : opposées, avec 5 folioles ovales, dentées, pétiolées de 5 à 10 cm de long.
• Fleurs : petites et blanches, regroupées en ombrelles.
• Fruits : baies noires, appréciées des oiseaux... et des hommes
Frottez les feuilles dans vos mains, elles dégagent un parfum âcre et désagréable.
Ses branches sont creuses, ce qui en fait un refuge de prédilection pour de nombreux insectes. C'est à cette particularité également qu'il doit son nom venu du grec sambûke, la flûte : son bois tendre et déjà creux étant idéal pour confectionner le dit instrument.
Le Sureau et l'homme
L'homme raffole également de cet arbre, et ce depuis des siècles. Les premières traces que l'on ait retrouvées de cette affection de l'homme pour le sureau remontent à l'âge de pierre ! Si, bien évidemment, la valeur gustative de ses baies est pour beaucoup dans cette histoire, ses vertus médicinales ne sont pas en reste. Preuve en est avec les multiples surnoms dont on l'affuble et qui se passent de commentaires : le protecteur du foyer, l'arbre aux fées, le pharmacien de la maison, etc.
Dès l'Antiquité, ses vertus thérapeutiques furent louées par Hyppocrate, le célèbre médecin grec. Il faut reconnaître que cet arbuste a un large spectre d'utilisation et que ces propriétés thérapeutiques se trouvent aussi bien dans son écorce que dans ses feuilles, ses fleurs et ses baies.
L'écorce :
Attention, il ne s'agit pas ici de l'écorce grise très structurée, visible à première vue, mais de la seconde écorce verte. Cette dernière est très riche en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique. Autant de substances qui donnent à cette écorce des propriétés diurétiques et laxatives. Utilisée en décoction, cette partie de l'arbre est conseillée, entre autres, contre la rétention d'urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.
Les feuilles :
Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, ce qui, à forte dose, peut les rendre toxiques. Utilisées raisonnablement, elles offrent néanmoins une palette impressionnante de "services". En cataplasme, elles apaisent les contusions et soulagent les maux de dents. Elles sont utilisées également en cas de brûlures.
A noter enfin, qu'à peine récoltées sur l'arbre, les feuilles sont efficaces pour stopper les petites hémorragies nasales.
Les jardiniers retiendront que le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols).
Les fleurs :
Il y a deux manières de profiter des vertus de ces petites fleurs blanches et parfumées, soit en application externe, soit en les ingérant. Dans le premier cas, en décoction elles ont des propriétés émollientes, calmantes et adoucissantes pour la peau. En soin interne, les fleurs de sureau sont un parfait diaphorétique (elles favorisent la transpiration) et sont recommandées pour lutter efficacement contre les grippes, rhumes ou simple refroidissements.
Les baies :
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides...
Le rob, entendez le concentré du jus des baies de sureau, est reconnu pour ses propriétés sudorifiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.
Si ces qualités en font un arbre apprécié, sa faculté de se disséminer, avec le concours des oiseaux qui répandent ses graines, fait qu'il est honni par les agriculteurs dans les régions d'agriculture intensive...
Le sureau en cuisine
Confitures, vins, beignets, gâteaux... le sureau a évidemment sa place en cuisine.
Les fleurs sont, elles, très prisées pour les desserts et ont reçu le titre de "vanille du pauvre" !
Sureau et légendes
Connu depuis des siècles pour ses vertus médicinales, le sureau a tôt fait de hanter l'imaginaire des hommes.
• Dans les traditions celtiques :
Le sureau est l'arbre des morts. En effet, les druides confectionnaient avec son bois les flûtes leur servant à converser avec les âmes des disparus.
• Dans la Chrétienté
C'est à la branche d'un sureau noir que s'est pendu Judas, depuis ces baies sont petites et flétries par la honte.
• Dans la mythologie nordique :
Le sureau est consacré au dieu du tonnerre Thunar
• Avec les fées :
Une légende veut que chaque fleur de sureau soit en fait une fée venue se réfugier entre les pétales.
• Tradition campagnarde :
Il porte bonheur
• Croyances populaires :
Dormir sous le feuillage d'un sureau donne des rêves érotiques et charnels.
• En Allemagne :
Nos voisins d'outre Rhin lui attribuent le pouvoir de mettre fin à la stérilité d'un homme ou d'une femme.